13 mai 2006

Le château d'Ecouen (Musée de la Renaissance)


Dimanche 30 avril 2006, visite en famille du château d'Ecouen (95), qui abrite le Musée de la Renaissance.

Le parc et le domaine forestier, qui réussissent à s'abstraire de l'agglomération parisienne qui l'entoure, sont aujourd'hui modestes, les collections du musée intéressantes (armes, ferronerie, salles meublées, tapisseries, vaisselles). Le temps brumeux du jour de visite a rendu ce château plus attachant encore.

Avec sa visite, se clôt la découverte du cycle des trois musées nationaux d'histoire : l'archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye, découvert en 2005, le Moyen Age à l'Hôtel de Cluny à Paris, découvert en 1997, et donc la Renaissance à Ecouen, découvert en 2006...

Photo : Henri Gay 2006

30 avril 2006

L'oeuvre du photographe Olivier Verley


Dimanche 23 avril 2006, je suis allé voir "Le Paysage traversé", exposition de photographies d'Olivier Verley, à l'Espace Gainville d'Aulnay-sous-Bois (du 5 au 26 avril 2006).

Il s'agit de tirages de taille moyenne de photographies en noir et blanc. Etant donnés les textes qui l'accompagnent, il s'agit manifestement de la présentation d'une exposition pré-existante.

L'expo se composait de deux parties : l'une de son travail de prise de vues de la Côte d'Opale (site des caps) pour le Conservatoire du littoral (édité par Marval), l'autre de paysages du plateau d'Auvers-sur-Oise, du Vexin français et du Gers.

Marquée par le fameux Pierre de Fenoyl (1945-1987, voir : Le Rhúne, France, 1945), l'oeuvre d'Olivier Verley, né en 1956, se caractérise par des prises de vues de paysages sans homme, rendu par un noir et blanc très contrasté, au tirage notamment et non sans excès. Ainsi "Les nuages contribuent à dramatiser l'espace", écrit à son propos Gabriel Bauret.

Plusieurs textes accompagnant l'exposition s'avèrent très intéressants, sur l'oeuvre de Verley comme sur la photographie en général. Ainsi Jean-Loup Trassard écrit-il :

"dans l’image il n’y a "paysage" que si formes et lumières, et ce qu’on peut aussi pressentir de matières, entrent en composition. [...] "le sujet réel du photographe, qu’il offre à voir, est d’abord l’action de prélèvement, l’affirmation d’un choix parmi les surfaces représentables, puis – à l’intérieur du carré ou rectangle – la désignation d’un ensemble de lignes et de masses, de lumières et d’ombres dont la géométrie ne saurait être abstraite puisqu’elle est supportée par une matière qu’on sait éminemment concrète."

"Loin des naïvetés du reportage comme de celles de l'esthétisme, de la performance descriptive comme de l'habileté plastique", écrit aussi Bernard Latarjet. Le propos de ces différents textes est de montrer que Verley serait au point juste en photographie purement descriptive, documentaire, et photographie purement esthétique, formaliste, coupée du réel, du territoire, de la matière. Si les photos de Verley ne sont pas exemptes d'un certain formalisme, je me joins néanmoins à ces analyses, ne serait-ce que pour refuser que la photographie ne soit qu'un outil documentaire qui ne pourrait trouver son autonomie que dans une nouvelle allégeance : celle de l'art contemporain, comme le soutient André Rouillé.

Photo : Olivier Verley, "Miroir d'un jour. Plateau d'Auvers sur Oise, le 12 septembre 1999 à 19 heures.", issue du site enviedart.com.

23 avril 2006

Au pays des abers



Du 15 au 22 avril 2006, séjour dans le Léon, entre Saint-Pol et la baie de Morlaix, près de l'aber Penzé. Sur l'oppidum de Trégondern, entre ciel et mer. Dans le Léon, entre grand large et intimité des estuaires protégés. Est également frappante l'analogie avec les rias de Galice, dont je fis le tour en juillet 2002.

Au programme : Roscoff le 16, l'Aber-Wrac'h le 17 (au Nord de Brest), excursion en Trégor à Ploumanac'h (côte de granit rose) et sur l'île Grande le 18, l'île Callot (entre aber Penzé et aber Morlaix) le 19, le cairn de Barnenez et la pointe de Primel le 20, Morlaix et l'église de Plougonven le 21.

Sans compter les promenades de proximité : Kérigou et la pointe Saint-Jean (autour de Trégondern), Saint-Yves (dans l'aber Penzé), Saint-Pol et ses églises, l'îlot Sainte-Anne (près de Saint-Pol), Dossen (à l'Ouest de Saint-Pol).

Photo : Pempoul (près de Saint-Pol) vu depuis la base nautique de l'îlot Sainte-Anne, le 19 avril 2006. Henri Gay 2006

14 avril 2006

L'Age de glace 2


Inévitable quand on a des enfants... le film L'Age de glace 2, vu avec mon fils aîné vendredi 14 avril 2006.

Le fameux "écureuil", dont la quête du gland ponctue le récit, fait l'intérêt du film, notamment en le débarrassant du pathos et des dialogues.

Photo : issue du site officiel francophone.

02 avril 2006

1986-2006...


"Fac-à-fric, fac-sélect : non à l'aggravation des inégalités sociales". Tel était le message de ma banderole, en décembre 1986 contre la loi Devaquet...

Photo : Henri Gay 2006

01 avril 2006

Etonnante Renaissance


Retour au noir et blanc, vendredi 31 mars 2006, avec le film Renaissance (sorti le 15 mars).

Film d'animation français "graphique", réalisé en 3D et dessin traditionnel, son style est effectivement marquant et l'ambiance se révèle finalement attachante. Mais le scénario est faible et les thèmes ne sont pas originaux. L'analogie avec Blade Runner de Ridley Scott, qui mêlait notamment organique et machinique, s'arrête vite.

Photo : issue du site du film renaissance-lefilm.com

Le Big Bang de l'art au XXe siècle


Jeudi 30 mars, j'ai visité l'exposition "Big Bang : création et destruction dans l'art du XXe siècle" du 15 juin 2005 au 3 avril 2006 au Centre Pompidou. Il s'agit en fait d'une nouvelle présentation des collections du Musée national d'art moderne (MNAM).

L'exposition s'organise en huit sections qui correspondent à des attitudes, champs d'investigation et expériementations des artistes de toutes disciplines (art plastique, design, architecture, photo, vidéo, ...) : destruction, construction/déconstruction, archaïsme, sexe, guerre, subversion, mélancolie et réenchantement.

Défiguration, chaos, aléatoire, plan, grille, monochrome, transparence, miroir, éclatement... L'exposition est riche de ses oeuvres et de ses problématiques.

Photo : issue du site centrepompidou.fr

25 mars 2006

L'arbre aux couleurs



Inévitable pour un bibliothécaire : le salon du livre de Paris !

Le 16 mars 2006, le salon a ouvert "Francofffonies !, le festival francophone en France", qui durera jusqu'au 9 octobre 2006 : ce jour-là sera fêté le centenaire de la naissance de Léopold Sédar Senghor (1906-2001), "poète-président", chantre de la négritude et de la francophonie.

Le Pavillon d’honneur, 800 m² dédiés aux "Francofffonies", s’organise autour d’un arbre à palabres scénographié par Bernard Michel, peintre et scénographe qui vit à Paris et développe un travail toujours en transformation sur l’espace et la lumière, dans une vision rythmée, abstraite, tramée et colorée de l’Univers.

Mais d'où vient donc ce goût récurrent de la couleur sur ce blog ? Du printemps qui tarde à faire apparaître son soleil cette année ?...

Photo : Henri Gay 2006

19 mars 2006

Camille Claudel au Musée Marmottan























Dimanche 19 mars 2006, je suis allé voir en famille l'exposition rétrospective de l’œuvre de "Camille Claudel 1864-1943" au Musée Marmottan à Paris du 5 octobre 2005 au 31 mars 2006.

C'est surtout pour mes enfants que nous sommes revenus voir une œuvre dont j’avais déjà vu une importante rétrospective le 24 février 1996 à Aulnay-sous-Bois, au moment de notre installation en région parisienne ("Camille Claudel : Le miroir et la nuit", à l'Hôtel de ville d’Aulnay-sous-Bois, du 10 janvier au 25 février 1996, qui avait donné lieu à un important catalogue).

Mouvement, torsion, déséquilibre du corps, légère disproportion des membres (pour signifier le point de vue et accentuer le mouvement), stylisation et idéalisation, évanescence des formes, précarité, disparition : l’œuvre sculpté de Camille Claudel inspire toujours autant.

Il y a dix ans, j’écrivais ainsi : "L’œuvre de Camille Claudel fait jouer 3 stades chronologiques : l'informe (le chaos originel, l'indéfini, l'inachevé qui subsiste dans le forme), le forme (la forme pure, résultat d'une genèse), le diforme (la forme déformée, résultat de la vie d'une forme)." L’informe est surtout présent dans le socle de la sculpture, souvent brut et évoquant des formes naturelles (rocher, …). Cela me fait ici regretter de n’avoir pas eu le temps d’aller voir l’exposition "La sculpture dans l'espace" dans le nouvel espace d’exposition temporaire du Musée Rodin à Paris (du 17 novembre 2005 au 26 février 2006).

Dans le cycle formation - maturité - déchéance que traite l'oeuvre de Camille Claudel (et dieu sait si sa déchéance fut précoce…), le brut est donc plutôt en bas et le forme qui s’en extrait, au-dessus ; mais le brut peut aussi venir du dessus comme dans La Vague. Le brut peut aussi être à côté, comme dans la série des Causeuses, où les personnages semblent sortir du bloc de matière, qui subsiste à côté d'eux.

De ce mouvement d’extraction de la forme hors du chaos, La Valse (1895, photo ci-dessus) est l’œuvre emblématique. L’exposition y consacre une salle entière et en présente huit exemplaires.

Mais la surprise vint plutôt de la collection de tableaux de Claude Monet (1840-1926) exposée en permanence par le Musée Marmottan. Je découvris physiquement cette fameuse salle blanche, vue dans différents documentaires audiovisuels, contenant une belle série d’œuvres de l’artiste : nous vîmes ainsi, ébahis, la fameuse « Impression, soleil levant », « Le Pont de l’Europe. Gare Saint-Lazare », une « Cathédrale de Rouen. Effets de soleil. Fin de journée », « Londres. Le Parlement. Reflets sur la Tamise » et toute une série de tableaux de Giverny (pont japonais, nymphéas, …). Mais j’eus plaisir aussi à découvrir « Sur la plage à Trouville ».

Photo : issue du site exporevue.com

17 mars 2006

Couleurs place Colette

En plein giboulée de mars, voici saisis la place Colette et son "Kiosque des Noctambules", la fameuse oeuvre d'art-bouche de métro créée par Jean-Michel Othoniel en 2000 pour le centenaire du métro parisien. Deux couronnes de verres colorés et d'aluminium y dissimulent un banc, public mais intime.

Photo : Henri Gay 2006

13 mars 2006

Saint-Eustache

























Un petit tour, lundi 13 mars 2006 à Paris, dans l'église Saint-Eustache. Je n'y étais pas rentré depuis des années, alors que j'y passe à proximité au moins deux fois par jour...

Baigné par le grand soleil de cette journée de fin d'hiver, le monument me fit un bel effet, et fut l'occasion de tester mon nouvel appareil photo (Nikon Coolpix 8400)...

Photo : Henri Gay 2006

03 mars 2006

Pierre Klein, fragments multicolores de villes


Avant d'aller voir l'expo des PPP le vendredi 3 mars 2006, le site web de la MEP a attiré mon attention sur l'expo des photographies de Pierre Klein, Pariscolor du 18 janvier au 5 mars 2006.

Pierre Klein, fils de William (dont je regrette de n'avoir pas vu la rétrospective au Centre Pompidou), compose ses photos par des gros plans multicolores qui découpent des détails ou assemblent différents plans. Affiches, stickers, drapeaux, banderoles, enseignes et décorations lumineuses de Noël, manèges, avions, ... Mais aussi locomotive (Avenue des Champs-Élysées, 2003) et machine à vapeur, rendant ainsi explicite la référence à l'oeuvre de Peter Klasen, exposée il y a peu de temps à la MEP.

La galerie parisienne Central color expose ensuite les photographies de Pierre Klein du 23 mars au 26 avril 2006.

Photo : Pierre Klein, Place de la Madeleine, 2004, issue du site de la MEP (mep-fr.org)

Raymond Depardon, PPP


Vendredi 3 mars 2006, j'ai vu le cycle d'exposition de la Maison européenne de la photographie à Paris du 18 janvier au 5 mars 2006.

J'y allais essentiellement pour voir les fameuses "PPP : Photographies de personnalités politiques", par Raymond Depardon. Des tirages de petit format de photographies en noir et blanc, prises au vol lors de reportages ou lors de séances plus personnelles, de personnalités françaises et étrangères de ces 45 dernières années. Chacune est accompagnée d'un texte qui indique les conditions dans lesquelles la photo a été prise et les impressions du photographe. Il s'agit ici d'une sélection parmi les photos publiées dans l'ouvrage homonyme aux éditions du Seuil.

"Son intérêt est surtout de montrer l’évolution de la photographie politique au cours de cette période, les façons de travailler du photographe en fonction de l’évolution technique des appareils de prises de vue et surtout de l’importance qui lui est de plus en plus reconnue.", indique le dossier de presse. Effectivement, Depardon est plus intéressé par la photo des hommes politiques en mouvement, en action, sur le vif, qu'à la pose. Ainsi parle-t-il à François Hollande de la "contagion du conceptuel qui envahit le réel" à propose de la demande croissante de photos posées (Raymond Barre... de dos). De la même façon, Serge Daney opposait le "visuel" et l' "image".

Photo : USA, Iowa, le candidat républicain Richard Nixon en campagne pour la présidentielle, octobre 1968, par Raymond Depardon, issue du site de la MEP (mep-fr.org)

01 mars 2006

Est-ce ainsi que les hommes vivent

Lundi 27 février, j'ai vu l'exposition de photographies "Est-ce ainsi que les hommes vivent" sur les grilles du Jardin du Luxembourg à Paris, du 8 décembre 2005 au 28 février 2006.

Il s'agit de 78 photos de très grand format, en noir et en couleur, prises entre 1990 et 2005, sélectionnées dans le programme homonyme publié par les Editions du Chêne : " En 1955, l'exposition photographique The Family of Man connaissait un succès planétaire. Elle est aujourd'hui la seule exposition consacrée Patrimoine mondial de l'UNESCO et présentée de façon permanente au Luxembourg.
Cinquante ans après, les Editions du Chêne proposent un nouveau regard photographique sur la même thématique : la ronde de la vie, depuis l'enfance jusqu'à la vieillesse et au passage de relais avec les générations futures."

Si chaque photo est de qualité, l'hétérogénéité des photos, entre photos évènementielles et photos sociales notamment, laisse un sentiment d'incohérence.

Photo : Henri Gay 2006

26 février 2006

Le choc du Nouveau monde


Par ces temps de "conflit des civilisations", la vision du film Le nouveau monde de Terrence Malick est un choc marquant. Dieu que la nature "vierge" et les Amérindiens y sont beaux...

Photo : issue du site lenouveaumonde-lefilm.com

25 février 2006

La photographie en Seine

Samedi 25 février 2006, je suis allé voir en famille l'exposition "La Seine des photographes" à la Conciergerie à Paris du 3 février au 8 mai 2006.

Ce fut d'abord l'occasion de visiter (enfin !) la Conciergerie. Tout son intérêt réside en fait dans la Salle des Gens d'armes et dans la Salle des Gardes. La Salle des Gens d'armes est une immense salle gothique sur colonnes, entièrement rénovée.

L'exposition photographique qui se tient dans la Salle des Gens d'armes est copieuse. Elle est organisée en 7 parties : "En long et en large", "Couleurs du fleuve", "De pierre et d'eau", "La vie des berges", "Scène d'actualité", "Galerie" et "La Seine d'Henri Cartier-Bresson".

L'exposition dans son ensemble, même si elle privilégie la Seine à Paris et la Seine dans sa fonction de loisirs (promeneurs, flâneurs, pêcheurs, ...), constitue une histoire de la photo à elle seule : de ses débuts à nos jours, en noir et blanc et en couleurs, avec toute la variété des techniques et des styles. La "Seine des photographes", c'est la photographie en scène.

Photo : Henri Cartier Bresson, Ile de la cité, Paris, 1952. Issue du site leblogdegab.canalblog.com.

22 février 2006

Le Palais Jacques-Coeur à Bourges


Lundi 20 février, une intervention professionnelle (sous la loge des musiciens, dans la salle des festins !) fut l'occasion de gambader, comme un gamin, dans le dédale du Palais Jacques Coeur et de voir une partie de la ville de Bourges, qui m'est apparue vivante et attachante.

Photo : Arnaud Frich (issue du site arnaudfrichphoto.com)

10 février 2006

Willy Ronis, photographe de Paris


Jeudi 9 février 2006, je suis allé voir l'exposition "Willy Ronis à Paris" dans le Salon d'accueil de l'Hôtel de ville de Paris du 19 octobre 2005 au 18 février 2006, qui, compte tenu de son succès, a été prolongée jusqu'au 27 mai.

L'exposition, très personnelle, va de ses toutes premières prises de vues jusqu'aux dernières. "Willy Ronis à Paris", le titre a son importance puisque l'exposition est dédiée exclusivement aux photos de Paris et de la région parisienne, éludant ainsi la période provençale.

Dans ce périmètre, l'expo est très complète, et touchante, parsemée d'objets personnels (violon, matériels photos...).

Photo : l'affiche à l'entrée du Salon d'accueil de l'Hôtel de ville, Henri Gay 2006

07 février 2006

David, peintre intime (aussi)


Mardi 7 février 2006, je suis allé voir l'exposition "Jacques-Louis David : grandeur et intimité d'une oeuvre" au Musée Jacquemart-André à Paris (8e) du 4 octobre 2005 au 31 janvier 2006 (prolongée jusqu'au 12 février).

L'exposition d'une soixantaine de peintures et dessins de Jacques-Louis David (1748-1825) se consacre aux aspects moins connus de son oeuvre que ses grandes scènes historiques. L'exposition présente ainsi la genèse de son oeuvre (influence des maîtres et premières oeuvres) et une galerie de portraits réalisés tout au long de sa vie, y compris dans son exil final.

L'oeuvre oscille entre réalisme et idéalisme (idéalisation). Le réalisme des détails des visages, l'art des cadrages (sujets décentrés) et des gros plans, conjugués avec l'orientation des regards, produisent une étonnante puissance de présence et d'expression des personnages.

Photo : le singulier Portrait de Louise Trudaine (1791) de Jacques-Louis David, avec son frottis de fond et son style moins réaliste.

05 février 2006

Paris par trois photographes humanistes

Dimanche 5 février 2006, je suis allé voir l'exposition "Trois photographes humanistes : Frédéric Barzilay, Lucien Hervé et Willy Ronis", qui se tient au Musée Carnavalet (dédié à l'histoire de Paris) du 21 septembre 2005 au 19 février 2006. Elle présente 55 tirages d'époque (des années 30 à 60), de petit format, appartenant au musée.

Ces trois photographes appartiennent au courant du "réalisme poétique". Tous trois ont notamment en commun des photos de Paris nocturne et brumeux, à l'instar de Brassaï (ici : Willy Ronis, Rue Muller [à Montmartre], 1934).

Lucien Hervé est un photographe de l'architecture, mais aussi de l'homme dans l'architecture. J'ai eu plaisir à découvrir ses 24 photos, faute d'avoir pu voir l'importante exposition "Architecture de l'image" que lui avait consacré le Centre des monuments nationaux en 2002 à l'Hôtel de Sully à Paris.

Photo : issue du site peterfetterman.com