12 septembre 2009

Willy Ronis : salut l'artiste.


Willy Ronis est mort cette nuit.

La seule fois où j'ai vu Willy Ronis de visu, c'était en 2005 ou 2006 lors d'un départ en voiture vers la Bretagne, sur le périphérique : il observait sur le pont de Montreuil. Pas tout à fait sûr que ce fût lui, mais c'était plausible compte tenu qu'il habitait près de la place de la Nation et que l'Est parisien était son domaine. Etrange instant, étrange souvenir...

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13 février 2007

Lee Friedlander : un regard














Vendredi 8 décembre 2006, j'ai vu l'exposition Friedlander, du 19 septembre au 31 décembre 2006 sur le site Concorde du Jeu de Paume. C'était la première fois que je rentrais dans le Jeu de Paume depuis son affectation à la photographie, au lieu de l'art contemporain (de 1991 à 2004).

477 photos en noir et blanc (et 6 photos en couleurs de jazzmen) de Lee Friedlander, photographe américain né en 1934, étaient exposées. Si je connaissais de nom ce photographe, ce fut néanmoins, dans le champ photographique, ma plus grande révélation. Sans éluder sa dimension documentaire ni recourir au photomontage, la photo devient avec Friedlander un véritable art, une invention de formes, un système de regard. Et c'est bien cet équilibre, cette intrusion de l'art dans le documentaire, ce seul artifice du regard (par le choix du cadrage et du point de vue) excluant tout artifice au tirage, qui font sa réussite.

Dans l'oeuvre de Friedlander, l'insolite qui évoque William Eggleston, l'espièglerie qui évoque Elliott Erwitt, l'humour métaphysique qui évoque René Magritte ne sont que des aspects d'une photographie qui se caractérise par des jeux de lignes, de trames, qui crée des coïncidences entre premier plan et arrière plan (ci-dessus : Idaho, 1972, issue du site laurencemillergallery.com). Ombres, reflets, écrans, affiches, panneaux, effets de rideaux, d'écrans (barrières, grillages, fils électriques, arborescences végétales) vont jusqu'à la saturation de la structure de ses images.


Une critique de l'exposition par paris-art.com.
Quelques galeries de photos de Friedlander : masters-of-photography.com, phomul.canalblog.com, jameskelly.com.

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23 octobre 2006

Nice l'italienne

Dimanche 22 et lundi 23 octobre 2006, à l'occasion d'un déplacement professionnel, j'ai découvert le centre de la ville de Nice.

Couleurs pastel des façades, à dominante orangée, balcons en fer forgé, volets inclinés : on dirait l'Italie !

Photo : Henri Gay 2006

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20 octobre 2006

Histoires de bagnoles

Samedi 14 octobre 2006, j'ai vu en salle, en version française, le film Cars réalisé par John Lasseter et le studio d'animation Pixar (sorti en France le 14 juin 2006).

Rendu des paysages, de la vitesse, du milieu automobile, plastique des véhicules, Cars retient l'intérêt.

En revanche, on peut reprocher au film son pathos et son excès de bavardage... un comble pour un film qui ne comporte aucun homme !

Image : issue du site Allocine.fr.

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15 octobre 2006

Gabriele Basilico : l'espace et le temps

Retour donc, vendredi 13 octobre 2006, à l'exposition "Gabriele Basilico : photographies 1980-2005" à la Maison européenne de la photographie (du 21 juin au 15 octobre 2006).

La rétrospective présentée à la MEP regroupe une sélection de photographies réalisées durant 28 ans, de 1978 à 2006, par Gabriele Basilico, né en 1944 et diplômé en architecture de l’université de Milan. Ses photographies sont essentiellement consacrées au bâti et ont partiellement un caractère systématique qui évoque l'oeuvre de Bernd et Hilla Becher.

Bâtiment / homme
Ses vues sont souvent désertes, les hommes y sont rares et discrets. En fait, dans l'univers de Basilico, l'architecture supplée l’homme, non pour le nier mais pour parler pour lui, pour le révéler.
"Quand le regard s'étend et se dilate dans l'espace urbain physiquement délimité, il est naturel que les personnes, les groupes, et même le trafic, soient "absorbés" par le paysage, au loin"
"avec le temps, l'espace a retenu toute mon attention, il a lentement remplacé les évènements et l'homme, il en a comme accepté la délégation, et le lieu est devenu sa demeure."

Bâtiment / environnement
Basilico explore la transformation des territoires. L'agglomération de Naples se répand sous la fumée du Vésuve, les fumées industrielles de Dunkerque se confondent avec les brumes de mer.

Bâtiment / temps
L'architecture ancienne, pourtant prise dans la poussière, l'usage, la banalité, voire l'empilement de styles,
Basilico la photographie comme on photographie un bâtiment d'architecture contemporaine. C'est le cas particulièrement de l'architecture nouvelle des années 30 (ici : Milan, 1980, issue du site consarc-ch.com).
A Beyrouth, Basilico photographie longuement en 1991 les bâtiments ravagés par la guerre du Liban, puis photographie l'essor de son urbanisme en 2003. Ironie de l'actualité pendant la durée de l'exposition... Les stigmates des immeubles coloniaux de Beyrouth en 1991 évoquent un viellissement accéléré, artificiel, des bâtiments de style art nouveau qu'il photographie par ailleurs.
"la "lenteur du regard", en syntonie avec la photographie des lieux, est devenue beaucoup plus, pour moi : c'est une attitude "philosophique" et existentielle, grâce à laquelle on peut tenter de retrouver, dans le monde extérieur, une possibilité de "sens"." Sous l'apparente statique des bâtiments, Basilico nous montre qu'il y a bien une dynamique à l'oeuvre. Mais il a trouvé la distance (le temps) juste : ni immobilisme du permanent, ni bougisme de l'éphémère.

Un portfolio à feuilleter :
http://www.fineartphotography-online.com/artphotogallery/photographers/gabriele_basilico_01.html

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14 octobre 2006

Shiv Kumar Sharma, virtuose du santour














Samedi 7 octobre 2006, premier concert de ma onzième saison musicale parisienne (depuis 1996). Et toujours dédiée au programme musical du Théâtre de la Ville. En revanche c'est la première saison sans abonnement à la Cité de la musique, sacrifiée en raison de l'hétérogénéité de chacun de ses concerts et du prix des places.

Premier concert, donc, consacré à l'Inde du Nord, à la découverte de celui qui a adapté le jeu du santour au raga : Shiv Kumar Sharma, toujours en osmose avec le jeu de tablas de Zakir Hussain (dont j'ai déjà vu deux concerts au Théâtre de la Ville), pour des ragas de fin d'après-midi.

Shiv Kumar Sharma joue du santour d'un façon extrêmement souple, avec ses marteaux et même avec ses mains.

Le santour ou cymbalum est un instrument de la famille de la cythare, comme le psaltérion et le tympanon.

Photo : issue du site Mondomix.com.

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01 octobre 2006

Le dessinateur Willem


Vendredi 29 septembre 2006, visite de l'exposition consacrée à Willem par la Bibliothèque publique d'information (BPI) au Centre Pompidou, du 14 juin au 2 octobre 2006.

Ici, quelques uns de ses dessins que j'apprécie régulièrement dans Libération.

Reproduction : issue du site Fluctuat.net.

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27 septembre 2006

Lille-Flandres


Lundi 18 septembre 2006, déplacement professionnel à Lille. Ici, les voies de la gare de Lille-Flandres dans une éclaircie.

Photo : Henri Gay 2006

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24 septembre 2006

Le film Little Miss Sunshine














Vendredi 15 septembre 2006, j'ai vu le film Little Miss Sunshine de Jonathan Dayton et Valerie Faris, sorti en France le 6 septembre et Grand prix du 32e Festival du film américain de Deauville.

Aucun des six personnages de la famille Hoover, partie pour permettre à leur fille de participer à un concours de beauté, ne sortira inchangé du road-movie initiatique (et même un n'en sortira pas du tout...).

Le Combi Volkswagen (jaune, bien sûr...), aussi bien dans son intérieur que dans le paysage, est efficacement utilisé, avec tout à la fois sa plastique (sa forme ovoïde) et sa symbolique (le cocon familial).

Photo : issue du site Allocine.fr.

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17 septembre 2006

La Mer de sable


Après avoir beaucoup parcouru la forêt d'Ermenonville et ses alentours, visite enfin samedi 16 septembre 2006 de la Mer de sable, vaste étendue de sable entourée par les bois et bordée sur un de ses côtés par le parc d'attraction.
Etrange atmosphère en ce matin d'automne brumeux dans ce cirque de sable aux décors western et oriental...

Le relief et le cadre naturel de ce parc d'attraction le rendent supérieur à ses deux concurrents franciliens, Disneyland-Paris et Astérix.
Mais des installations désuètes, un entretien insuffisant et des attractions orientées seulement vers les familles et les plus jeunes marquent nettement le pas derrière Disneyland puis Astérix.

Photo : Henri Gay 2006

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